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Présentation du pays d’accueil

 :: Le Cameroun ::

Présentation générale

Le Cameroun, en forme de triangle, est situé au fond du golfe de Guinée, sur la côte Ouest, juste à l’endroit où le continent africain se creuse, à l’articulation entre l’Afrique de l’ouest et l’Afrique centrale, entre les cuvettes du Niger, du Tchad et du Congo. Cette situation explique la variété des paysages et la diversité culturelle de sa population qui caractérise ce pays, souvent surnommé « l’Afrique en miniature ».

Les voisins du Cameroun sont : au Sud, la Guinée équatoriale, le Gabon et le Congo ; à l’Ouest, le Nigéria son unique voisin le long de cette frontière ; à l’Est, la république Centrafricaine et le Tchad.

Chef de l’Etat : Paul Biya, président de la République (depuis le 06 février 1982, réélu en 84, 88, 92, 97 et 2004) et Philémon Yang, Premier ministre (depuis le 30 juin 2009).

Histoire et faits marquants du Cameroun
1er janvier 1960
Unification : 1er octobre 1961
Réunification : 20 mai 1972

En savoir plus sur les horaires de travail et les jours fériés au Cameroun

Données géographiques

  • Superficie :475 442 km²
  • Capitale :Yaoundé
  • Villes principales :Douala, Yaoundé, Bafoussam, Garoua, Maroua
  • Langue (s) officielle (s) :français, anglais
  • Monnaie :franc CFA (100 francs CFA = 0,15 €)
  • Fête nationale :20 mai

Données démographiques

  • Population :19,9 millions d’habitants (INED 2010)

  • Densité :34 hab./km2
  • Croissance démographique :2,2% (BM 2008)
  • Espérance de vie :51,7 ans (BM 2008)
  • Religions : Catholiques (34,7 %), Religions traditionnelles (26 %), Musulman(21,8 %), Protestants(17,5 %)
  • Principaux groupes ethniques : Fangs (19,6 %), Bamilékés et les Bamouns (18,5 %), Doualas, les Lundus et
    les Bassas (14,7 %), Peuls (9,6 %)
  • Indice de développement humain :0.523 (154ème sur 182)
  • Classement Transparency International 141ème sur 180 (2008)

Données économiques

  • PIB (2008) :24 Md $
  • PIB par habitant (2008) :1 150 $
  • Taux de croissance (2008) :3,8%
  • Taux d’inflation (2008) : 5,3 %
  • Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

- Agriculture : 3%

- Industrie : 30,5%

- Services : 49,3%
 

Communauté française au Cameroun :  5 567 personnes immatriculées (2009)

Communauté camerounaise en France : 35 000 personnes
 

Le Cameroun compte 10 régions administratives.
Vous trouverez ici une présentation de certaines d’entre elles :

Politique intérieure

Depuis 1982, le Président Paul BIYA est à la tête du Cameroun, pays marqué par le bilinguisme des langues officielles (français et anglais) et une grande diversité géographique, ethnique, religieuse et linguistique (plus de 250 langues recensées). Il a été reconduit pour un nouveau mandat le 11 octobre 2004 et dispose d’une très large majorité à l’Assemblée (victoire du parti présidentiel, le RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais), aux législatives du 22 juillet 2007).

Un projet de loi portant sur la révision de la constitution a été adopté par l’assemblée nationale le 10 avril 2008. Plusieurs articles ont été modifiés, dont la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels (la constitution en prévoyait deux). La situation du pays est stable depuis les émeutes à caractère économique et social qui avaient éclaté en février 2008 en marge d’une manifestation de l’opposition et d’une grève des transporteurs. Notons que depuis 2016, la situation en zone anglophone s’est déteriorée.

La relance de l’économie et de la croissance ainsi que la lutte contre la corruption (l’« opération Epervier » a conduit à plusieurs reprises à l’arrestation de hautes personnalités) demeurent les priorités affichées par le gouvernement camerounais. La situation sécuritaire dans la région de la presqu’île de Bakassi, et plus largement sur l’ensemble du littoral, où les actes de piraterie et de banditisme se sont multipliés constitue également un souci majeur pour les autorités.

Situation économique

Le pétrole continue à occuper une place clef dans l’économie camerounaise, dont il représente 52% des exportations en valeur. Le Cameroun doit aujourd’hui diversifier et consolider ses autres ressources. Outre le pétrole, le Cameroun exporte de l’aluminium et des produits primaires (bois, coton, cacao, café, banane et caoutchouc) qui comptent pour 25% de ses exportations globales.

Les flux avec les pays de la zone CEMAC, dont le Cameroun constitue la tête de pont maritime, ne représentent qu’une faible part des échanges commerciaux (en moyenne 3,6% depuis l’instauration de la zone de libre échange de la CEMAC en 1999). Les principaux partenaires commerciaux du Cameroun sont l’UE, le Nigeria et la Chine.

Après le report en août 2004 du point d’achèvement de l’initiative PPTE (pays pauvres très endettés), le Cameroun a franchi avec succès cette étape fin avril 2006. Cela lui a permis de bénéficier en juin 2006 d’une annulation de dette de 3,475 milliards $ de la part des créanciers du Club de Paris (créanciers bilatéraux). La France, qui détenait 40% de la dette bilatérale du Cameroun (soit 1,2 Md$) a ainsi mis en œuvre un premier « Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) », qui permet de réinjecter dans l’économie camerounaise environ 100M€ par an pendant 5 ans. Le C2D français est principalement affecté aux objectifs prioritaires identifiés dans le « Document stratégique de réduction de la pauvreté » (DSRP).

Ce document a été remplacé par le « Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi »(DSCE) pour la décennie de 2010 à 2020. Le Cameroun se veut un pays émergent en 2035 comme l’indique le document « Cameroun vision 2035 ». Beaucoup de projets structurants sont en vue : barrages hydro-électrique, gisements de fer, de cobalts etc.

La crise mondiale pose toutefois aux autorités camerounaises de redoutables défis. Le niveau inférieur des cours du brut a pour effet de réduire les recettes d’exportation et les recettes budgétaires. Le net repli de la demande extérieure porte durement atteinte aux principales exportations. Le durcissement des conditions de financement extérieur retarde la marche d’importants projets d’investissement. En raison de ces chocs considérables la croissance pourrait être plus lente et le solde budgétaire global ainsi que le solde extérieur pourraient devenir déficitaires. Sans dispositifs de protection sociale appropriés les coûts sociaux du ralentissement pourraient être lourds.

Politique extérieure

Au service de la stabilité interne du pays, la politique extérieure du Cameroun se montre plus entreprenante depuis la résolution pacifique en août 2008 du conflit territorial relatif à la péninsule de Bakassi qui l’opposait à son voisin nigérian. Cette nouvelle donne lui permet de s’impliquer davantage dans les questions régionales, y compris en matière de sécurité. Préoccupées par les conséquences négatives sur leur propre territoire de l’instabilité qui affecte certains de ses voisins ainsi que par les effets de l’insécurité dans le Golfe de Guinée, les autorités veulent renforcer la coopération régionale.

La situation géographique du Cameroun en tant que porte d’entrée de l’Afrique centrale et les ressources qu’il offre dans divers domaines (en particulier ses ressources agricoles et minières) incite par ailleurs des Etats, notamment parmi les grands pays émergents, à développer des relations plus denses avec Yaoundé.

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Coopération décentralisée

Depuis le sommet Africités organisé à Yaoundé en 2003, la coopération décentralisée franco-camerounaise tend à se structurer et à se diversifier. A ce jour, une trentaine de liens de coopération décentralisée actifs sont recensés entre des collectivités françaises et camerounaises, pour un montant total de 13,8 milliards de Francs CFA (21 millions d’euros) dont 2 milliards en cofinancements du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes.

La coopération décentralisée franco-camerounaise s’inscrit utilement dans le cadre de la décentralisation à l’heure où les collectivités voient s’élargir leur champ d’action mais manquent souvent de ressources financières et humaines. Une grande partie des actions de coopération décentralisée portent ainsi sur le renforcement des capacités et l’appui à la maîtrise d’ouvrage.

Parmi les exemples les plus significatifs de ce type d’intervention, on retiendra :

  • le projet pilote de mise en place d’une structure intercommunale pour la gestion de l’eau dans le Mbam et Inoubou en partenariat avec le Syndicat Départemental des Eaux et de l’Assainissement du Bas-Rhin,
  • l’appui institutionnel de la Fédération Française des Communes Forestières (FNCOFOR) aux communes forestières du Cameroun, 
  • le programme de coopération entre le Conseil Général du Nord et les Communes du Département de la Menoua dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement, de l’éducation et du tourisme,
  • le projet de développement urbain, touristique et culturel mené par la ville de Nantes à Dschang (comprenant la réalisation d’un Musée des Civilisations, d’une base nautique et d’un Office du tourisme),
  • le projet de la Route des Chefferies mené par la ville de Nantes dans l’Ouest du Cameroun,
  • le partenariat entre Limbe et Colmar relayé au Cameroun par l’Institut Régional de Coopération et de Développement (IRCOD Alsace),
  • le projet de renforcement des capacités communales mis en œuvre par l’IRCOD Alsace et les Communes et Villes Unies du Cameroun (CVUC)
  • le partenariat entre les villes de Strasbourg et de Douala IV portant sur les services sociaux de base, 
  • le projet de sécurisation et de développement des bas fonds de Yaoundé 4 de Villeneuve de la Raho,
  • le partenariat entre les communes de montagne de Chamonix et de Demdeng dans les domaines du tourisme, des services publics de base et des échanges scolaires et culturels.

La société civile

Retrouvez l’annuaire des organisations du développement au Cameroun (ainsi que dans le monde entier) sur : http://www.devdir.org/africa.htm

Autres acteurs

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Quelques blogs...

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