Les volontaires

 

Etude sur les Volontariats Internationaux d’Echange et de Solidarité

Les possibilités de volontariats au Pérou sont nombreuses et diverses. Une étude a été réalisée par France Volontaires entre juin et septembre 2010 auprès de 112 volontaires et 34 structures d’accueil.
Pour en savoir plus sur le profil et les missions des volontaires, cliquez ici.

 

Estudio sobre los Voluntariados Internacionales de Intercambio y de Solidaridad

Las oportunidades de voluntariados en el Perú son numerosas y diversas. France Volontaires Perú realizó un estudio entre junio y setiembre 2010 entrevistando a 112 voluntarios y 34 organizaciones de acogida. Para informarse más sobre el perfil y las misiones de los voluntarios, hacer un click aquí

 

Quelques portraits   

Portraits video


Témoignages de volontaires au Pérou avec... por france-volontaires


Charline, en mission de service civique au Pérou por france-volontaires


Virginie, Volontaire de Solidarite... por france-volontaires

Le cinéma pour tous

 

En 2009, suite à une premier séjour dans le sud du Pérou, Frédérique Meriel et Alexandre Mercier décident de fonder l’association "Imágenes donde Andes".

L’objectif est de favoriser l’accès à la culture à travers la mise en place d’un cinéma itinérant. Des projections cinématographiques et audiovisuelles sont organisées auprès des populations les plus reculées dans trois régions du sud du Pérou, Arequipa, Moquegua et Puno. L’idée est de faire découvrir le cinéma à un nouveau public qui n’a pas eu ou peu l’occasion d’assister à une projection dû à un isolement géographique et ou social trop important.

Les séances se déroulent toujours de la manière suivante : une fois arrivés dans la communauté, le matin même, Frédérique et Alexandre font une annonce générale.

Puis, la projection a lieu habituellement en fin de journée aussi bien dans une salle municipale que sur un terrain de foot ou dans un collège. Cela commence toujours par un court documentaire traitant d’un thème de société : recyclage, santé, violences familiales... "Au travers de cette première partie, nous tentons de sensibiliser le public aux différentes problèmatiques en lien direct avec leur communauté", explique Frédérique.

Enfin, une fois le film terminé, un temps d’échange et de discussion est proposé. "C’est toujours un moment très riche car la transformation éphémère de l’espace public, autour de la culture, entraine souvent une mixité sociale". La grande majorité des films et des documentaires séléctionnés pour les projections sont des créations de réalisateurs sud-américains.

Afin d’impliquer les communautés et de les sensibiliser à l’importance du développement de la culture, Frédérique et Alexandre n’hésitent pas à les solliciter pour participer aux frais directes : trajets, nourriture, logement... "Il est important que les autorités locales prennent conscience de l’importance de la culture pas seulement comme une source de divertissement mais aussi comme un agent de transformation social" souligne Alexandre.

D’ailleurs leur projet ne s’arrête pas là, à la fin de leurs deux années de projections itinérantes, ils souhaitent ouvrir une salle de cinéma à Arequipa afin de proposer des séances de films alternatifs à des prix attractifs. "Les recettes nous permettront de pérenniser le projet de cinéma itinérant et de développer d’autres activités solidaires autour de la culture, comme des projections en milieu carcéral" nous confie Frédérique.

 

Du volontariat à l’entreprenariat social

En 2009, la coopérative de café péruvienne ACPC (Asociación Central de Productores de Café), située à Pichanaki dans la jungle centrale, accueille Delphine Lagrange pour une mission de volontariat d’un an portée par France Volontaires et en partenariat avec l’entreprise hollandaise Conservation Company.

L’objectif de la mission était de réaliser une évaluation de la faisabilité de reforestation et capture de carbone sur les terres des producteurs membres de la coopérative afin de générer des crédits carbone. En effet, les crédits carbone sont des outils financiers échangés sur les marchés carbone qui permettent aux entreprises de compenser de manière volontaire les émissions de gaz à effets de serre. L’enjeu financier était donc important pour l’entreprise et pour la coopérative qui y voyaient une nouvelle forme de profit et compétitivité.

 

Savoir s’adapter

Au cours de l’étude, l’entreprise hollandaise a fait faillite. Cependant, les débuts de l’enquête étant prometteurs Delphine decide de chercher de nouveaux partenaires. L’Association des Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF) lui propose une mise à disposition d’ingénieurs forestiers et la Mairie de Pichanaki un partenariat avec son service agricole.

Néanmoins, la nouvelle équipe se rend compte rapidement que les terres de la coopérative ne suffiront pas à émettre un nombre suffisant de crédits carbone. Ils decident donc d’intégrer d’autres coopératives et agriculteurs afin d’optimiser la reforestation et la possibilité d’être certifiés. Dès lors, les résultats de l’étude se révèlent très positifs. Toutefois, l’obtention du label crédits carbone VCS (Verified Carbon Standard) a un coût. "C’est un processus long et onéreux, environ 15 000 dollars tous les 5 ans, qui nécessite un investissement de départ dont la coopérative ne dispose pas". Ce sont donc généralement des entreprises, organisations, intéressées par des produits socialement, économiquement et écologiquement durables générant des crédits carbone qui financent ce type d’initiative.

Afin de faciliter la recherche de fonds pour continuer le projet, Delphine décide de créer son entreprise, CO2 Consultores et arrive à contacter la Fondation GoodPlanet qui est venue visiter le projet en mai dernier.

 

Une ouverture professionnelle

Aujourd’hui, le projet de reforestation compte plus de 250 producteurs, 2 coopératives, une association de producteurs de café et 600 hectares sur lesquels il est possible de planter des arbres, ce qui représenterait environ 22 000 crédits carbone.

Même si Delphine n’a pas encore trouvé tous les financements nécessaires au projet, 30 000 arbres ont déjà été replantés. "Il était important de commencer la reforestation afin de soutenir l’implication et la motivation des producteurs, facteurs essentiels pour la réussite du projet au long terme". En effet, il faudra attendre environ 5 ans avant que les arbres puissent être certifiés et commencer à générer des crédits carbone.

Pour une première expérience professionnelle, Delphine est satisfaite, elle a pu avoir des responsabilités importantes dans un contexte interculturel fort ce qui lui a ouvert de nouvelles perspectives. "Le volontariat a été pour moi un vrai tremplin professionnel. Forte de cette expérience, j’ai pu monter ma propre entreprise et je suis en train de former une ONG afin de développer de nouveaux projets environnementaux. Il est important de récupérer tous les hectares déboisés".

Lire aussi les témoignages de Laure et Émilie

 

Algunos testimonios…

 El cine para todos

El año 2009, luego de un primer viaje en el Sur del Perú, Frédérique Meriel y Alexandre Mercier decidieron crear la asociación "Imágenes donde Andes". El objetivo de esta asociación es favorecer el acceso a la cultura a través de un cine itinerante. Las proyecciones cinematográficas y audiovisuales están organizadas con las poblaciones más alejadas de tres regiones del Sur del Perú : Arequipa, Moquegua y Puno. La idea es hacer descubrir el cine a un público que pocas veces o nunca tuvo la oportunidad de participar a una proyección cinematográfica debido a un aislamiento geográfico o social importante.

Las sesiones de cine se desarrollan generalmente de la manera siguiente : al llegar a la comunidad por la mañana, Frédérique y Alexandre hacen un anuncio general para la proyección de la noche. Esta puede realizarse en un local municipal, en una cancha de fútbol o en un colegio. Siempre empieza con un corto documental sobre un tema de sociedad : reciclaje, salud, violencias familaires... "Con esta primera parte, tratamos de sensibilizar al público sobre las diferentes problemáticas vinculadas directamente con su comunidad", explica Frédérique. "Cuando termina la película, tomamos siempre un tiempo para compartir y conversar. Generalmente, es un momento muy enriquecedor para todos porque la transformación efímera del espacio público, en un entorno cultural, favorece la mezcla social". La mayoría de las películas y documentales seleccionados para las proyecciones son creaciones de realizadores sudamericanos.

Con el fin de comprometer y sensibilizar a las comunidades sobre la importancia del desarrollo de la cultura, Frédérique y Alexandre solicitan una participación en los gastos : viajes, comida, alojamiento... "Es fundamental que las autoridades locales tomen conciencia de la importancia de la cultura. No solamente como una fuente de diversión sino más bien como un medio de transformación social", subraya Alexandre. Y este proyecto no se detiene ahí, pues luego de dos años de vida, Frédérique y Alexandre desean contar con un cine propio en Arequipa, para proponer proyecciones alternativas y a precios cómodos. "Los beneficios contribuirán a la perennización del proyecto de cine itinerante y al desarrollo de otras actividades solidarias vinculadas a la cultura, como proyecciones en ámbito carcelario", comparte Fédérique.

 

Del voluntariado al empresariado social

El año 2009, la cooperativa peruana de café ACPC (Asociación Central de Productores de Café), ubicada en Pichanaki en la selva central, acoge a Delphine para una misión de voluntariado de un año en colaboración con France Volontaires y la empresa holandesa Conservation Company. El objetivo de la misión es realizar una evaluación de factibilidad de reforestación y captura de carbono en las chacras de los productores miembros de la cooperativa con el fin de generar bonos de carbono. Efectivamente, los bonos de carbono son instrumentos económicos que se intercambian en los mercados de carbono y que permiten a las empresas compensar de manera voluntaria las emisiones de gas con efecto invernadero. Así, para la empresa y la cooperativa, los beneficios pueden ser mayores desde el punto de vista competitivo y financiero.

 

Saber adaptarse

Durante la realización del estudio, la empresa holandesa quebró, sin embargo, dado que los primeros avances del proyecto habían sido positivos, Delphine decidió buscar nuevos colaboradores. La asociación de Agrónomos y Veterinarios Sin Fronteras (AVSF) puso a disposición ingenieros forestales y la municipalidad de Pichanaki ofreció la colaboración de su servicio agrícola. Sin embargo el nuevo equipo se dio cuenta rápidamente que las chacras de la cooperativa no serían suficientes para emitir un número adecuado de bonos de carbono. Así que decidieron integrar otras cooperativas y agricultores con el fin de optimizar la reforestación y la posibilidad de obtener la certificación. Los resultados del estudio resultaron positivos, pero la obtención de la certificación de bono de carbono VCS (Verified Carbon Standard), tiene un costo. "Es un proceso largo y oneroso, alrededor de 15 000 dólares cada 5 años, que exige una inversión fuerte, que la cooperativa no puede realizar". Son generalmente las empresas, organizaciones, interesadas en los productos socialmente, económicamente y ecológicamente sostenibles que generan bonos de carbono, las que financian este tipo de iniciativa". Con el fin de facilitar la búsqueda de fondos, Delphine decidió crear su empresa, CO2 Consultores, y luego logró contactar la Fondation GoodPlanet que vino a conocer el proyecto el mes de mayo último.

 

Una experiencia profesional enriquecedora

Hoy, el proyecto de reforestación cuenta con más de 250 productores, 2 cooperativas, una asociación de productores de café y 600 hectáreas en las cuales se pueden plantar árboles, lo que representa alrededor de 22 000 bonos de carbono. Aunque Delphine no ha encontrado todavía todos los financiamientos para el proyecto, 30 000 árboles ya han sido plantados. "Es importante comenzar la reforestación para mantener el compromiso y la motivación de los productores, porque son factores fundamentales para el éxito del proyecto a largo plazo". Efectivamente, hay que esperar 5 años antes que los árboles puedan ser certificados y empiecen a generar bonos de carbono. Como primera experiencia profesional, Delphine está satisfecha, pudo gozar de responsabilidades importantes en un contexto intercultural fuerte lo que le brindó nuevas perspectivas. "El voluntariado me ha permitido dar un verdadero salto profesional. Gracias a esta experiencia, pude crear mi propia empresa y ahora estoy constituyendo una ONG para seguir desarrollando proyectos ambientales. Es importante recuperar todas las hectáreas desforestadas".

Lean también los testimonios de Laure e Émilie

 

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