Claire, VSI à Viengkham
Claire est volontaire de solidarité internationale France Volontaires à Viengkham, au Laos, pour le programme Agrisud International.
Situé au nord du Laos, dans la province de Luang Prabang, le district de Viengkham est l’un des plus pauvres du pays. Depuis 2003, Agrisud International y intervient dans trois domaines : amélioration des techniques culturales, adduction d’eau et aménagement du territoire. Trois programmes complémentaires qui visent à assurer la pérennité du projet.
Les habitants aménagent les limites des différentes zones de leurs villages : source d’eau potable, forêt préservée, forêt de ‘production’, zones agricoles. Ce processus rend le territoire ‘visible’ aux yeux des villageois qui s’approprient ainsi leur espace.
Le projet vise plus spécifiquement les classes les plus défavorisées et notamment les femmes. L’élevage de volailles, peu couteux et plus rentable que l’élevage porcin, est donc privilégié. Il permet aux familles les plus vulnérables de rapidement mettre en place une activité génératrice de revenus.
Claire, volontaire de solidarité international France Volontaires pour Agrisud a passé un an dans le district de Viengkham avec pour mission de coordonner ces trois activités. Elle nous parle développement et vie en milieux rural...
Claire - VSI France Volontaires à Viengkham, Laos par EV_Vietnam_Laos
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Vincent, VSI en Mauritanie
Vincent Fremondière, volontaire en Mauritanie. Je suis assistant technique, chargé de la structuration des filières de produits forestiers non ligneux, au sein d’un programme de gestion décentralisé des ressources naturelles appuyé par la GIZ.
Quelle est ta mission ?
Dans la structuration des filières PFNL, notre mission vise à organiser les exploitants, vulgariser des techniques d’exploitation améliorées, mais aussi apporter un appui à la commercialisation grâce à la mise en place de fond de roulement. La mission consiste à préciser les orientations stratégiques, à les opérationnaliser grâce à l’établissement d’une planification, , à suivre l’avancement des activités, à rédiger des termes de références et à sélectionner les prestataires, à réaliser des étude économiques, à centraliser et à analyser les données et enfin à capitaliser l’expérience en vue de réorienter et d’améliorer l’action.
Pourquoi t’es-tu engagé comme volontaire avec France Volontaire ?
Il y a différentes missions volontaires. Avant, j’étais en Côte d’Ivoire et c’était un peu plus prégnant, aujourd’hui en Mauritanie ça l’est peut-être un peu moins. L’engagement volontaire c’est vraiment le partage, la découverte d’une nouvelle culture, un échange de savoir faire. En Côte d’Ivoire c’était très intense, ici beaucoup moins parce qu’on est plus sur un travail de bureau. En Côté d’ivoire c’était un travail sur le terrain, en brousse. Malgré tout ici en Mauritanie on découvre une culture, on apprend une nouvelle langue, on échange avec les mauritaniens. Mais c’est vrai qu’au sein de la GIZ, nous sommes plus dans des relations de travail quasiment entre européens. Il y a que quelques mauritaniens mais les relations sont moins profonde que dans un village.
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Suzanne, VSI à Nouakchott
Je m’appelle Suzanne Assane Aly, je suis à la Communauté Urbaine de Nouakchott comme assistante technique sur un projet communautaire d’accès à l’eau. Ce projet est en partenariat avec la région île de France et eau service, le Service des eaux de la ville de Lausanne en Suisse. Je suis arrivée le 5 janvier 2012.
Quelle est ta mission ?
Je suis intégrée dans l’équipe « eau » de ce projet. J’apporte un appui technique et aussi organisationnel et méthodologique dans le fonctionnement de l’équipe. Ré-organiser les tâches, suivre les tâches et l’avancement des activités, aller sur le terrain, contrôler l’exécution des travaux en fonction des demandes du partenaire et de la Communauté Urbaine de Nouakchott etc.
Au niveau des activités, nous devons construire un réseau de 30km dans le quartier de Tarhil(commune de Riyad). Ce quartier n’a pas été inclus par la société nationale des eaux de Mauritanie dans le plan de réfaction du réseau. Ce quartier est un quartier de recasement. Il est composé de personnes vivant anciennement dans des quartiers insalubres. Maintenant que le quartier est habité, il n’y a aucune infrastructure. Il faut alimenter cette population en eau. On commence par 30 km de réseau, on va installer 15 bornes fontaines en périphérie pour ceux qui n’ont pas accès à ce réseau.
Pourquoi t’es-tu engagée comme volontaire avec France Volontaire ?
Je me suis engagée comme volontaire avec France Volontaires parce que c’est une association qui partage mes valeurs. A la base j’ai postulé plus pour le poste, je ne mettais pas posé la question sur le sens du volontariat sur ce que ça pouvait m’apporter. Je me suis focalisée sur ce que ça pouvait m’apporter au niveau professionnel. Et c’est vrai que France Volontaires a su m’apporter ce sens du volontariat que je n’avais pas su voir depuis le début. La semaine de formation m’a ouvert les yeux sur ce que j’attendais vraiment du volontariat, j’ai vu les valeurs de l’association, l’engagement des partenaires sur ces mêmes valeurs et attentes. Donc ça nous met en confiance, on sait qu’on va s’entendre sur les projets, sur les objectifs du projet.
Qu’est ce que ce volontariat t’apporte au niveau personnel et professionnel ?
Au niveau professionnel c’est un projet intéressant. Je ne pense pas que j’aurais pu participer à un tel projet sans le volontariat. C’est très enrichissant. Je vais beaucoup apprendre des gens avec qui je vais travailler, de la Communauté Urbaine, du partenaire etc.
Au niveau personnel, le volontariat c’est beaucoup de partage. C’est vrai, c’est beaucoup d’échanges avec les autres volontaires, avec les gens avec qui on travaille, avec les personnes que l’on croise tous les jours. Déjà rien que le fait d’être volontaire, nous avons un statut bien particulier. Cela amène plus souvent à la discussion. Cela nous apporte une ouverture d’esprit, nous ne sommes pas simple salarié, on est volontaire. On est amené à discuter plus avec les gens et ça nous amène beaucoup d’ouverture d’esprit.
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XAVIER, VSI à la Fondation SOSUCAM - Cameroun
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Diplômé d’un Brevet de Technicien Supérieur en Gestion d’entreprise agricole et d’une Licence Professionnelle axée sur « l’intervention sociale et l’accompagnement et la coordination de projets de solidarité internationale et de développement durable », je suis passionné par le continent africain. J’ai effectué, dans le cadre de mes études, une mission à Madagascar sur un projet de diversification agricole avant de devenir Volontaire International d’Echanges et de Solidarité (VIES) avec France Volontaires, et m’engage en 2009 pour 21 mois auprès d’une ONG Maman Maraîchère / Femme des Champs à Zongo dans la Province Equateur en République Démocratique du Congo. Je venais en assistance technique auprès des membres de l’ONG et au travers de nos actions communes, montais des projets et recherchais des financements et de nouveaux partenaires pour cette structure.
J’ai signé directement un nouveau contrat avec la Fondation SOSUCAM, toujours en qualité de Volontaire International d’Echanges et de Solidarité et ai fait mon entrée au Cameroun en juillet 2011 pour le lancement des activités de la Fondation SOSUCAM à Mbandjock. Le but de ma mission est d’appuyer les initiatives de développement local au travers le renforcement des Groupes d’Initiatives Communes (GIC) et association.
Aujourd’hui et après 4 mois, je travaille d’ores et déjà avec un comité de développement villageois dont le projet est l’émergence d’une école communautaire pour le village. Après l’avoir rencontré a plusieurs reprises, j’organise des formations sur la structuration du groupement associatif, la gestion administrative et financière. Le but est que ce projet voit le jour au courant du second semestre 2012.
Mon projet professionnel est de me forger une bonne expérience à l’étranger avant de trouver une autre mission dans un autre pays africain. Le volontariat de solidarité international me permet au jour le jour de vivre une expérience interculturelle inédite que je conseille à tous les jeunes de mon âge.
En savoir plus sur la Fondation SOSUCAM
Etre volontaire de la DCC au Burkina Faso
Ergothérapeute de profession, je travaille depuis le mois de Septembre 2010 au sein de la Fondation Internationale Tierno et Mariam (FITIMA) à Ouagadougou, Burkina Faso.
Le Burkina Faso, à l’instar d’autres pays en voie de développement connaît des difficultés dans la prise en compte de la promotion des personnes vivant avec un handicap. Ces personnes font l’objet de stigmatisations de toute sorte, ce qui les entraîne dans un système d’exclusion au sein des sociétés traditionnelles et modernes.
Dans ce contexte, FITIMA a pour objectif d’améliorer la qualité de vie des enfants en situation de handicap moteur, associé ou pas à des déficiences intellectuelles, à travers une prise en charge adaptée. Actuellement une soixantaine sont pris en charge (40 de façon régulière, 20 de façon ponctuelle).
A travers ma mission (de 24 mois), je participe à la mise en place du service d’ergothérapie : élaboration d’un protocole et d’une démarche de prise en charge, évaluations et bilans des capacités fonctionnelles des enfants/adolescents ; conception et réalisation d’activités thérapeutiques de rééducation, encadrement et formation de l’équipe professionnelle sur les techniques de prise en charge en ergothérapie...
A l’heure actuelle, tous ces objectifs sont loin d’être atteints, mais j’y travaille. Il faut savoir s’adapter au contexte et aux moyens disponibles sur place.
Tous les jours, chaque sourire des enfants sont des rayons de soleil supplémentaires qui mettent un plus de chaleur dans les cœurs.
Nicolas Andrade, VSI auprès de la Coopération Comé-Guyancourt
Nicolas Andrade est volontaire de solidarité internationale (VSI) de France Volontaires sur une mission de chargé de suivi/animation de la coopération décentralisée entre les villes de Comé au Bénin et de Guyancourt en France.
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Ma formation
Après une licence d’administration économique et sociale, j’ai effectué un master 1 en relations internationales et stratégiques avant de me spécialiser en deuxième année de master en gestion de projets humanitaires. Ce cursus me destinait alors plus au domaine de l’intervention humanitaire d’urgence ou post-urgence à l’étranger.
Suite à une expérience à la Croix-Rouge Française, je me suis engagé en juin 2011, à 25 ans, avec France Volontaires sur une mission de chargé de suivi/animation de la coopération décentralisée entre les villes de Comé au Bénin et de Guyancourt en France. Je connais bien Guyancourt pour y avoir effectué une partie de mes études universitaires. Ce qui m’a aussi intéressé sur cette coopération, ce sont les valeurs de fraternité et de réciprocité mises en avant.
Ma mission
La coopération entre Comé et Guyancourt date de 2004. Mon rôle est de renforcer les liens, de les développer et d’appuyer les services municipaux de la commune. Mes activités comportent notamment les volets suivants :
- La mise en place du Registre Foncier Urbain (RFU).
Cet outil vise à améliorer la connaissance et la gestion du patrimoine foncier communal. Il permet également de disposer de données urbaines pour programmer des actions de développement. Enfin, l’objectif à terme est d’accroitre et de consolider des ressources fiscales communales en collaboration avec le service des impôts. La ville de Guyancourt appui techniquement et financièrement Comé afin de mettre en œuvre ce projet
- Le programme de renforcement des capacités à travers des échanges biannuels.
Ceux-ci portent sur différents domaines ou besoins identifiés tels : la voirie et la gestion des déchets, la protection de l’environnement, le foncier, la communication, l’archivage, etc. Deux fois par an, les cadres et élus de Comé et de Guyancourt effectuent des missions d’échange. Des liens d’amitié se sont ainsi créés au fil des années et nous les perpétuons par des contacts permanents entre les deux villes.
- Les chantiers de jeunes.
Chaque année, nous organisons un chantier de jeunes dans le cadre de cette coopération. En avril 2012, douze jeunes de la ville française vont travailler avec 12 jeunes d’un collège de Comé autour de la thématique « informatique ». Guyancourt va fournir des ordinateurs et le collège va mettre à disposition une salle informatique équipée qui bénéficiera à tous les élèves et devra être pérennisée.
- Microprojets divers.
En outre, je travaille sur divers microprojets dont la mise en place de bibliothèques dans une vingtaine d’écoles primaires de la Commune grâce à des dons de livres de la médiathèque de Guyancourt. Mon rôle est donc de monter le projet, suivre et évaluer toutes ces activités.
Les résultats obtenus
Certains résultats de ma mission ne seront visibles qu’à moyen ou long terme : l’accroissement des revenus que vise le RFU va conduire à un renforcement des capacités de la commune en vue de projets de développement pour les populations.
Mais déjà aujourd’hui, la visibilité de nos actions se traduit par exemple par notre soutien aux écoles ou aux collèges en matériels et en renforcement des capacités. Par ailleurs un container comportant notamment du matériel sportif, des jeux et du matériel médical arrivera à Comé en vue de renforcer la maison des jeunes, les centres de santé ou les ONG locales. Les relations entre la commune de Comé et Guyancourt profitent également aux deux communautés par les échanges interculturels très enrichissants. Les jeunes qui arrivent dans le cadre des chantiers découvrent une nouvelle culture, une autre façon de vivre et de voir les choses et en sortent forcément enrichis.
Regard sur ma mission
J’apprends beaucoup de cette expérience. Au sein de la mairie, on rencontre une multitude d’acteurs dont il faut avoir une vision globale. J’ai appris à les connaitre, à travailler avec eux et à faire preuve de diplomatie et d’autonomie. Par ailleurs, je suis bien intégré ici : j’aime le Bénin et sa culture et j’ai noué de très bonnes relations avec les habitants de Comé parmi lesquels je compte beaucoup d’amis.
Mes perspectives
Après ma mission ici, j’aimerais de nouveau travailler dans une ONG dans le domaine de la post urgence, toujours à l’international. Mon expérience au Bénin m’a permis de connaitre les données nationales et les réalités du terrain, de mieux saisir les problématiques de développement et l’importance de l’implication des bénéficiaires. Je voudrais donc ensuite capitaliser cette expérience enrichissante en l’alliant avec ma formation de base.
Louise Rolland, VSI au Centre d’Études Alexandrines en Egypte
Louise Rolland. Volontaire de Solidarité International avec France Volontaires, la région PACA (Provences-Alpes-Côte d’Azur) et le Centre d’Études Alexandrines. Basée à Alexandrie en Egypte.
Qu’est ce que le Centre d’Études Alexandrines (CEAlex) ?
Le Centre d’Étude Alexandrines est une USR (Unité de Service et de Recherche) du CNRS Centre National de la Recherche Scientifique) créé en 1990 par Jean-Yves Empereur, directeur de recherches au CNRS. Il répond à plusieurs missions CEAlex pour l’étude et la sauvegarde du patrimoine exceptionnel de la ville d’Alexandrie. Ce travail se fait en étroite collaboration avec le Conseil Suprême des Antiquités égyptien.
Quelle est ta mission au sein du CEAlex ?
Ma mission au sein du Centre d’Études Alexandrines se situe au service pédagogique. Le service pédagogique du Centre d’Études Alexandrines a été créé en 2003, grâce au programme de Coopération en Méditerranée de la région PACA, mis en place entre autres avec France Volontaires.
Il a donc été créé en 2003 par deux Volontaires du Progrès qui ont rapidement été rejoints par une animatrice formatrice égyptienne en 2004 et une seconde en 2006. Aujourd’hui nous sommes deux : Marwa Abdel Gawad, animatrice-formatrice égyptienne et moi-même.
Il s’agit d’attirer l’attention des jeunes sur leur patrimoine, de les sensibiliser aux enjeux de demain.
Ma mission au quotidien est d’aider à la diffusion des travaux effectués par tous nos chercheurs, tous nos professionnels auprès d’un large public. Il y a au sein du CEAlex plusieurs corps de métiers : architectes, archéologues, restaurateurs, topographes etc.
Nous avons créé de nombreux outils pédagogiques qui sont adaptés pour des visites, pour des ateliers avec les enfants. Des projets à plus long terme comme des ateliers sur plusieurs jours, tel que l’atelier mosaïques ou encore l’atelier amphores. Ou encore des projets sur une année scolaire comme les projets d’échanges internationaux.
Quels sont les résultats sur les bénéficiaires ?
En ce qui concerne les bénéficiaires on peut constater qu’il y a plus de 2000 enfants qui participent à nos visites et ateliers chaque année.
Nous avons aussi une demande de plus d’une cinquantaine de professionnels par an pour des formations que ce soit aux malles pédagogiques ou des formations plus générales telle que la formation « L’enfant et le Patrimoine » qui dure une trentaine d’heures. Cette formation permet aux professionnels dans le domaine du patrimoine, comme les inspecteurs des sites historiques d’Alexandrie, de travailler avec nous sur l’approche pédagogique des visites sur sites. Pour que leurs visites soient participatives pour les enfants.
Un autre exemple est l’organisation des journées du patrimoine d’Alexandrie. Il s’agit d’un projet entièrement initié par le service pédagogique du CEAlex. La première édition a eu lieu en 2010. Nous avons enregistré une fréquentation de près de 2000 personnes sur 6 jours. Pour l’édition 2011 nous avons travaillé avec 18 partenaires alexandrins notamment et nous avons compté plus de 2500 personnes.
Pourquoi t’es-tu engagée comme volontaire avec France Volontaires ?
Je me suis engagée comme volontaire avec France Volontaires car c’est une expérience unique au niveau personnel comme au niveau professionnel. Cela me permet d’avoir l’opportunité de travailler dans un pays qui a une culture différente ainsi que de participer à des échanges de cultures, de découvrir une autre approche du domaine dans lequel j’évolue et de connaître d’autres us et coutumes. Et en même temps, de mon côté, pouvoir essayer de partager un peu de mes compétences au quotidien.
Témoignage de Louise Rolland Volontaires de Solidarité Internationale from Espace Volontariats Egypte on Vimeo.
Benjamin, VSI pour la Guide Européenne du Raid
Je m’appelle Kodjo. Je suis né un lundi.
En effet, comme le veut la tradition au Togo, on nomme un enfant en fonction de son jour de naissance dans la semaine. Pourquoi vous parlez de çà ? Car pour moi, ce pays est devenu au fil des années celui de ma renaissance. J’y ai trouvé une nouvelle famille, de nouveaux repères, un nouveau sens à ma vie. C’est la troisième fois que j’y séjourne, y travaille, m’épanouit.
Mon baptême a eu lieu en 2001 à Atakpamé avec les Scouts et Guides De France au sein d’un orphelinat. Puis, huit ans plus tard, je suis revenu faire un stage à Lomé auprès de l’OADEL, association de promotion de la consommation locale comme facteur de développement et organisateur de la 3e édition du forum international de la jeunesse « l’Etrange Rencontre ». Enfin, depuis juin 2010, je suis à ASDEB, en tant que Volontaire de Solidarité Internationale...
Ma mission :
Je suis envoyé par Orphelins Sida International (OSI), association parisienne, pour coordonner trois projets :
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Le premier, financé par l’association italienne Murales, a pour objectif de soutenir 350 orphelins du Sida sur un plan sanitaire : vaccinations, dépistage, sensibilisation sur le VIH, la nutrition, la sécurité routière…
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Le deuxième projet est un programme de formation informatique et gestion - comptabilité, financé par la francophonie, à destination de deux groupes d’orphelins de plus de 16 ans, déscolarisés, afin de les aider à s’insérer socio-professionnellement.
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Enfin, le troisième projet consiste en la coordination d’un programme de parrainage de 40 jeunes orphelins, le suivi de leur scolarité, leur quotidien, leur santé, et la transmission de leur évolution à leurs parrains français.
Priorité : éducation et formation
Vaste programme me direz-vous ! Dans les faits, le projet de santé a pris du retard en raison de problèmes financiers mais il va être pleinement lancé début mars. Donc, depuis 9 mois, je me consacre essentiellement à la formation. C’est un véritable bonheur de voir progresser les jeunes, qui pour la plupart n’avait, au départ, aucune notion d’informatique et de comptabilité, alors qu’ils peuvent désormais se débrouiller seuls sur Internet, rédiger leurs propres CV, gérer leurs économies sur un tableau Excel…
Pour rendre les cours plus intéressants, j’ai privilégié deux approches : une interactive où tous apportent leurs connaissances lors de séances qu’ils préparent eux-mêmes ; et une autre plus ludique, par la réalisation d’une pièce de théâtre retraçant le contenu de la formation. Elle fut proposée à un public d’officiels, de parents, d’amis, tous enchantés, lors de la cérémonie de remise des diplômes,. Nous prévoyons même de l’écrire, la retravailler afin d’en faire un support de cours…Tant de motifs de satisfaction que j’essaie de traduire à nouveau dans une nouvelle formation à destination d’un deuxième groupe depuis début mars.
Nouveaux projets, nouveaux horizons et toujours volontaire
Cependant, la répétition est pour l’instant un frein à ma motivation, donc je réfléchis à du renouveau dans mes cours. Je crains en effet de voir apparaître une certaine lassitude quand au projet, qui me verrait passer les trois derniers mois difficiles. Peut-être me proposera-t-on de prolonger, toutefois, j’ai envie d’ailleurs. Toujours en Afrique, mais en un nouvel horizon. Revenir au Togo était un choix rassurant pour une première mission de longue durée. J’y étais déjà chez moi. Mais désormais je veux me confronter à des terres inconnues, et non plus à la terre de nos aïeux…devenue si familière. En tant que VSI ? Pourquoi pas…l’important restant la nature du projet, l’impact concret, les relations avec les jeunes ou les artistes. L’éducation et la culture s’affirment pour moi de plus en plus comme prioritaires pour un engagement futur sur le terrain. Tant d’incertitudes, mais tout autant de projets … mais comme on dit toujours ici : « ça va aller » !
Plus d’infos sur le projet de soutien aux orphelins du Sida
Retrouvez toutes les informations sur le volontariat au Togo
Témoignage de DAN, volontaire au Cameroun
Retour sur le parcours de Dan, volontaire VSI en poste depuis avril 2011 à Tonga, Cameroun.
La naissance du projet
Dan, ancien professeur de menuiserie dans un lycée professionnel des Hautes Alpes, n’est pas ce qu’on peut appeler une personne posée. Au contraire, il aime relever les défis et a besoin d’avoir constamment de nouveaux projets de peur d’être rattrapé par l’ennui. Le dernier en date ? S’engager pour une mission de un an renouvelable à Tonga, au Cameroun, afin de fonder un centre de formation et de production dans les métiers du bois.
La dimension d’échanges internationaux et d’interculturallité a toujours été présente dans sa carrière d’enseignant puisqu’il est à l’origine de la création d’une petite association « Champsaur-Sénégal » aux objectifs à la fois pédagogiques et solidaires. En collaboration avec des collègues et plusieurs institutions scolaires françaises, ils ont participé à la construction de différents bâtiments dans des établissements scolaires sénégalais et ont de surcroit organisé des rencontres, en France et au Sénégal, entre les élèves. Un projet solidaire empreint de réciprocité et d’échanges culturels qui n’est sûrement pas innocent dans la décision de continuer dans cette voie et de s’engager dans une mission de VSI au Cameroun.
Dès que le son de cloche de la retraite a retenti en 2009, Dan entame un voyage en Afrique afin de trouver un nouveau projet solidaire à mener. Après des tentatives au Burkina Faso et au Bénin auprès d’orphelinats, c’est au Cameroun que son futur projet prend forme via la rencontre de personnes motivées par son profil et sa détermination. Le Cameroun, pays qui l’a toujours attiré sans trop être en mesure d’expliquer pourquoi, il y a parfois des signes qui ne trompent pas !
Sa mission
Dan a construit son projet d’engagement solidaire de A à Z, ce qui ne s’est bien sur pas fait sans difficultés entre la recherche de partenaires au Cameroun (Mairie de Tonga et le Centre Technique de la Forêt Communale), d’appui français (SCD et donateurs) sans oublier la recherche de financements, de matériaux et la négociation des conditions financières puisqu’il autofinance une partie de son projet. Une mobilisation donc tous azimut qui a permis de remplir un container de matériel afin d’installer le futur centre de formation et de production dans des locaux de la commune de Tonga. Deux ans après les premiers pas, Dan débarque au Cameroun en avril 2011 pour lancer le projet.
Livraison du container, installation des machines, organisation de la formation, prise de contact avec les artisans locaux, rencontres des hommes politiques et des chefs traditionnels, le projet commence sur les chapeaux de roue ! La première formation devrait débuter début août, avec des jeunes ayant déjà des compétences dans les métiers du bois. Il s’agit d’un stage de perfectionnement et de renforcement des compétences où pendant 20 semaines, les participants vont apprendre à travailler sur les machines, à en assurer la maintenance et à gérer les relations avec les clients. Durant le dernier mois de la formation, les jeunes devront mener intégralement un projet de fabrication, de la prospection du client jusqu’à la livraison du produit. Ce qui constitue pour eux une expérience évidemment très formatrice professionnellement. Les formations sont volontairement payantes afin de responsabiliser les jeunes et les inciter à mener la formation à son terme.
En dehors des activités de formation, le TIB (Tonga Initiative Bois) mènera également des activités de prestations de service pour les artisans, particuliers, entreprises voire les administrations afin d’assurer l’autofinancement du centre.
Dan prévoit déjà de constituer une équipe composée de salariés camerounais, d’une part pour l’aider dans la gestion et le portage du projet et d’autre part pour commencer le transfert de compétences qui permettra d’assurer la pérennité du projet après son départ.
Les obstacles existent mais la volonté persiste
Les contraintes administratives, l’éloignement de la famille et les problèmes de gouvernance locale sont autant de paramètres qui font partie de son quotidien mais les regrets eux en revanche ne sont pas de la partie. Totalement immergé dans la communauté locale, Dan vit une expérience unique au plus près des populations qui apprécient sa conviction et l’implantation d’un tel projet dans leur village. L’enrichissement personnel, humain et culturel, l’impact de son action sur le développement des métiers du bois dans cette région sont autant de valeurs inestimables qui renforcent sa détermination. Les questionnements sont nombreux pour la suite mais Dan n’est pas venu jusqu’ici, après tout le travail déjà abattu, pour lâcher prise. Un très bel exemple d’engagement volontaire et solidaire à l’international que nous sommes content de mettre en avant.
Service de Coopération au Développement - SCD
Propos reccueilli par l’Espace Volontariats Cameroun
Contacter France Volontaires au Cameroun
Véronique, Volontaire de Solidarité Internationale pour la (DCC) au Bénin
Rentrée en France après deux missions de volontariat en Afrique, il y a plusieurs années, Véronique, éducatrice, a toujours voulu repartir. C’est en 2010 que la Délégation Catholique pour la Coopération lui offre l’opportunité de s’occuper des enfants à l’orphelinat Ahoui Noukoui au Bénin. Son rôle est de seconder la directrice dans la prise en charge des 12 enfants qui y vivent. Elle les accompagne au quotidien et supervise le personnel de ce foyer qui se veut plus une « famille ».
Quelques mois après le début de son séjour Véronique décide d’élargir sa mission à la problématique du handicap. « A l’orphelinat, un des enfants a un retard qui ne lui permet pas de suivre une scolarité classique. Or, ici au Bénin, il existe très peu de structures de prise en charge du handicap. J’ai donc décidé d’organiser deux fois par semaine une classe d’éveil pour un public d’enfants handicapés. J’avais déjà travaillé auparavant dans ce domaine. Je suis allée à la rencontre des institutions existantes pour avoir une idée de ce qui se fait. J’ai également rencontré des parents pour les intégrer à ce projet et leur permettre de mieux comprendre les handicaps »
Suite à ces échanges, un centre de Cotonou accepte de décentraliser certaines activités au quartier Fidjrossè avec l’avantage que les enfants parcourent moins de distance pour bénéficier d’une prise en charge. C’est ainsi qu’en janvier, « la paillote » comme Véronique l’appelle affectueusement commence à recevoir les enfants, deux matinées par semaine. Ils sont une dizaine souffrant d’handicaps variés (autisme, trisomie, retard mental, problèmes physiques ayant entrainé la déscolarisation). Véronique a su créer pour eux « un lieu où ils se sentent bien, où l’on s’occupe d’eux ». La méthode utilisée est essentiellement ludique avec des jeux sur les couleurs, les formes, des animations diverses. « Je veux leur faire découvrir le jeu pour faire travailler la motricité fine, la mémoire, la créativité, l’imagination » affirme Véronique.
Au fil des mois, une relation de confiance s’est tissée avec les apprenants « Ils sont très assidus et s’appliquent quand on leur donne un exercice. C’est la preuve qu’ils apprécient l’initiative. C’est très encourageant pour moi. Ces enfants me renvoient à ce que nous sommes naturellement. La relation avec eux est plus simple et plus vraie qu’avec les gens dits normaux ».
Le rêve de Véronique est de voir son projet grandir : accueillir plus d’enfants, former des bénévoles et peut être plus tard, mettre en place une structure d’encadrement pour ces enfants qui ne demandent qu’à s’éveiller.

Caroline, orthophoniste au Bénin
C’est en août 2007 que tout a commencé : depuis un an au Bénin comme orthophoniste-volontaire, j’ai rencontré l’AFVP et le coordonnateur national du Programme de Réadaptation à Base Communautaire – PN/RBC. Séduite par l’AFVP et ses projets conçus et portés localement, j’ai tout de suite accepté de participer au montage d’un projet d’appui technique orthophonique au PNRBC. Six mois d’élaboration du projet puis de recherche de financement…parfois décourageants.
Un projet d’envergure national
Le projet était composé de deux grands axes : l’appui technique dans tout le Bénin et la promotion-développement de l’orthophonie dans le pays.
La partie technique était mise en œuvre par la pratique rééducative auprès des enfants handicapés des districts, la participation à la formation des responsables techniques, l’organisation d’ateliers, la conception et la fabrication de matériel adapté... L’aspect communautaire du programme est essentiel, car il permet, à la hauteur des moyens individuels et étatiques, de rendre le soin accessible à tous, en encourageant la mobilisation familiale puis communautaire autour de la personne handicapée. Les familles qui viennent avec leur enfant apprendre les gestes rééducatifs se rencontrent, échangent, s’organisent...
Rapidement, c’est le quartier qui en est informé, le village sensibilisé, puis l’école qui accepte d’intégrer l’enfant, le menuisier qui perfectionne sa technique de sièges adaptés... Les efforts sont collectifs. Même si l’intégration professionnelle de ses personnes handicapées a encore du chemin, le regard qui est porté sur elles est totalement modifié.
Par ailleurs, la promotion et le développement de l’orthophonie étaient réfléchis et réalisés conjointement avec l’orthophoniste béninoise en exercice, ainsi que les professionnels de la réadaptation. Les projets ont été variés et très stimulants : émissions radio, portes ouvertes, brochures, reconnaissance de la profession auprès du Ministère de la Santé... La dynamique de travail dont j’ai bénéficié m’a permis de découvrir un volet de ma profession inconnu pour moi.
Avantages et inconvénients de l’administration béninoise…
Etre volontaire sur un projet gouvernemental n’est a priori pas évident. Les habitudes semblent immuables, la lourdeur administrative éreintante... En contre partie, une fois qu’une nouvelle procédure est entérinée, que les moyens nécessaires lui sont octroyés, on a l’assurance que le nouveau fonctionnement perdurera.
J’ai eu en outre la chance de travailler avec des responsables techniques, assistants sociaux de formation, engagés dans la Fonction Publique « pour servir où besoin sera » (selon la formule usitée), donc ayant choisi leur métier par vocation. Aujourd’hui, l’orthophonie poursuit son évolution au Bénin.
Sur le plan national, l’information continue d’être divulguée et cinq bourses d’études obtenues par le projet ont été attribuées à cinq étudiants béninois pour leur formation à l’Ecole d’orthophonie de Lomé, au Togo. En 2013, ils seront orthophonistes, et viendront exercer dans leur pays.
Un retour en France en douceur
En ce début 2011, je reprends doucement mes marques en France. Le Bénin, la vie professionnelle et personnelle que nous y avions (mon conjoint et moi-même) occupent beaucoup nos pensées (et pour longtemps j’espère !).
Les facilités de la télécommunication me permettent de garder les liens, ma contribution à certains projets perdure.
Aujourd’hui, j’ai conscience que le regard nouveau porté à ma profession et la pratique que j’en ai ont renforcé mes compétences. Je crois surtout que le Volontariat de Solidarité Internationale est un statut « modeste » qui permet, mieux que n’importe quel autre, de vivre une expérience fabuleuse d’adaptation, de partage de valeurs, qui secoue notre petit référentiel pour lui donner plus d’envergure.
Enfin, comme disent les Béninois, « seules les montagnes ne se rencontrent pas » ...et nous ferons en sorte que le cours de la vie nous emmène à nouveau là-bas !
Caroline, Volontaire de Solidarité internationale au Mali
Volontaire de Solidarité Internationale (VSI), Caroline a été recrutée par l’AFVP (aujourd’hui France Volontaires) le 16 juin 2008 pour renforcer l’équipe du Programme d’Appui aux Collectivités Territoriales pour l’Eau et l’Assainissement (PACTEA).
Elle est titulaire d’un Master de Traitement de l’Information Géographique pour l’Aménagement et le Développement. Elle a eu une première expérience professionnelle en Afrique de l’Ouest, consacrée à la mise en place d’outils techniques à la Brigade Nationale des Sapeurs Pompiers de Ouagadougou pour la gestion des rapports d’accidents et la localisation des accidents de la voie publique.
Son Programme intervient dans trois régions du pays : Kayes, Mopti et Ségou emploie également une autre volontaire, Tiphaine qui est basée à Kayes.
Le PACTEA a pour but de réaliser des ouvrages (25 adductions d’eau potable dans la région de Kayes, 19 à Ségou et 14 à Mopti, 10 unités de production Hhydraulique ainsi que 30 latrines familiales et 4 latrines communautaires par village sélectionné, une campagne d’orthophotoplans etc.) permettant de garantir l’accès durable à l’eau potable et d’améliorer les comportements en matière d’hygiène mais aussi de mobiliser la ressource en eau par une campagne de forage pour 123 villages dans les régions de Ségou et Mopti.
Ce programme est financé conjointement par l’Union Européenne, l’Etat du Mali et les bénéficiaires.
Tandis que les travaux sont réalisés, les volontaires sont chargés d’appuyer la Direction Nationale de l’Hydraulique et les Directions Régionales de l’Hydraulique dans le cadre du renforcement de leurs capacités et de l’amélioration du cadre de gestion du service public de l’eau.
Ces missions très variées ont permis à Caroline d’obtenir une bonne connaissance du secteur de l’hydraulique au Mali et des acteurs agissant dans ce secteur, de maîtriser les procédures des programmes de réalisation d’ouvrages d’eau et d’assainissement, de s’imprégner de tout un contexte institutionnel et social autour de la question de l’accès à l’eau potable…

Hélène, Volontaire de Solidarité Internationale au Mali
Hélène est titulaire d’un diplôme de Gestion et Promotion de la Santé et a déjà eu une première expérience au Mali. Elle travaille à l’association malienne « Programme de Réadaptation, d’Orientation des Personnes Handicapées et d’Encadrement Thérapeutique Elargi » (P.R.O.H.E.T.E).
En mars 2009, elle a signé pour deux ans un contrat avec l’ex-AFVP aujourd’hui France Volontaires.
Sa mission de volontaire vise à appuyer la Direction du Centre dans la coordination et la gestion des activités et le bon fonctionnement dudit Centre. Plus spécifiquement, ses activités consistent à :
- Améliorer la qualité des méthodes et outils existants dans la gestion administrative et financière, le suivi des sections, la coordination et la communication
- Mettre en place de nouvelles méthodes et de nouveaux outils afin de renforcer les capacités du Centre
- Renforcer le partenariat technique et financier
- Réaliser des missions d’appareillage en région (Hors Kayes)
- Coordonner l’Antenne de Kayes et le Centre PROPHETE
- Assurer le démarrage et le bon fonctionnement du Cabinet Médical, structure visant à assurer l’autofinancement du Centre
Son poste est donc basé au Centre à Bamako mais elle est amenée à effectuer des missions dans différentes régions du Mali. Elle est notamment en relation permanente avec l’antenne de Kayes coordonnée par une autre volontaire.
Le Centre emploie actuellement 20 personnes (techniciens, administrateurs, manœuvres, etc.). "Je suis très épanouie dans ma mission, assure Hélène, c’est une expérience si enrichissante tant d’un point de vue humain que professionnel ! "
PROPHETE essaie tant bien que mal d’aider les personnes hadicapées en améliorant par exemple l’ esthétique et surtout le côté pratique de ces personnes par l’appareillage.
"Car au Mali, les personnes handicapées sont mises à l’écart et vivent pour la plupart en marge de la société, explique Hélène. C’est très dur mais, lorsque certaines personnes disent « revivre » une fois appareillées, je me sens utile ".



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