Johann, bénévole pour le Centre d’Etudes et de Formation au Développement (CEFOD)


28 avril 2016

Touche-à-tout. Johann est un jeune homme qui, depuis la fin de ses études en audiovisuel et cinéma, à l’esprit qui fourmille d’idées et a des milliers de projets en tête : créer un site internet associatif, écrire un livre, participer à une web TV, faire du journalisme, se spécialiser dans la vidéo institutionnelle, réaliser un documentaire… Des projets divers et variés pour quelqu’un qui s’intéresse à la culture, à la politique, à l’histoire, au monde associatif et à bien d‘autres choses encore.

Au Tchad depuis la fin du mois de mars, Johann est bénévole au Centre d’Etudes et de Formation pour le Développement (CEFOD), au compte duquel il réalise des vidéos institutionnelles pour la promotion des activités du centre. Il a également proposé ses services de vidéaste au Centre Catholique Universitaire de N’Djamena et à l’hôpital du Bon Samaritain, toujours bénévolement. « J’étais au chômage en France, et j’avais besoin de donner un sens à cette année avec une expérience forte. En plus, j’ai toujours voulu venir en Afrique, donc c’était l’occasion », explique-t-il, « mon départ s’inscrit vraiment dans une démarche personnelle, un peu égoïste, mais peut-être aussi pour me redonner envie d’aider ».

Envoyé par Inigo, le service jésuite de volontariat international, Johann vit à N’Djamena, au sein de la communauté jésuite, ordre religieux dont il ne savait rien auparavant mais sur lequel il s’est énormément documenté, jusqu’à devenir intarissable sur le sujet. Soucieux d’intégrer une dimension spirituelle à son expérience, Johann a fait une retraite de 5 jours avant son départ, et vit aujourd’hui au rythme de la communauté qui l’accueille : « Pour moi, venir en Afrique ce n’est pas anodin, je suis venu pour me découvrir moi-même à la rencontre de l’autre, et prendre du recul sur ma propre culture. Tout ça s’inscrit dans une démarche spirituelle  ».

Au Tchad pour une durée de seulement 3 mois, le jeune homme de 27 ans est pressé de découvrir la ville, et d’aller à la rencontre du Tchad et des tchadiens. « J’essaie d’arrêter de lutter contre le temps, même si j’ai un peu de mal à me faire à ce rapport au temps totalement différent du nôtre qu’ont les tchadiens », avoue-t-il dans un demi-sourire.

Avant de retrouver tous les projets qu’il a mis en route en France, Johann se consacre entièrement au travail qui lui a été confié ici. Ses premières impressions ? « Souvent, les gens décrivent N’Djamena de manière très négative… C’est vrai qu’il y a de la poussière, qu’il fait chaud et que c’est très désorganisé mais paradoxalement, depuis que je suis ici, je me sens extrêmement bien ». Pourvu que ça dure !

Retour haut de page